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Zaterdag is voor doden
En Afrique du Sud, 350 000 personnes meurent du sida chaque année. Les fossoyeurs travaillent à la hâte et les cimetières sont bondés. Chaque samedi, seul jour de repos pour les proches, près de 800 enterrements se tiennent à Avalon, le plus ancien et le plus grand cimetière de Soweto. Le nombre de séropositifs ne cesse d'augmenter dans le pays. Le directeur de la société de pompes funèbres Kay Vee parle de son activité florissante. En moyenne, il organise 80 enterrements chaque samedi. Avec des appuis solides, il a réussi à décrocher un contrat juteux avec le gouvernement afin d'ensevelir les morts anonymes du sida. Il va chercher les corps dans les hôpitaux et les postes de police, et empoche environ 50 euros pour chacun d'entre eux. Ce qui est beaucoup, quand il s'agit simplement de creuser un trou et de le remplir de terre. Que signifie cette explosion de la maladie et de la mortalité pour la jeune génération sud-africaine ? Les jeunes filles zoulou qui vivent à Soweto et assistent aux effets dévastateurs du sida au quotidien, avouent ne faire aucun projet à long terme. Avec des conduites à risque et une absence d'éducation sur les questions de santé, il est probable qu'elles auront elles aussi bientôt leur place à Avalon.
Pays-Bas - 2005 - 50 mn - Betacam Digital • 16/9 - Couleur
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