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Le Papier ne peut pas envelopper la braise
Un visage dans une lumière rouge...
- Pourquoi ne rentres-tu pas maintenant au village ? - Je ne veux pas... J’ai honte. - Personne ne sait ton histoire. Si tu veux, je t’aiderai... Retourne au village. - Non. J’ai honte. Personne ne sait ce que je fais ici à Phnom Penh. Mais moi je le sais. - Je voudrais bien faire un film sur ta vie, un portrait de toi. Le film se situe au plus proche de la vie – donc de la mort spirituelle – d’une prostituée. L’ultime déchéance sociale se solde par l’irréparable injustice d’un processus irréversible : la destruction d’un corps. C’est pour moi un engagement, une tentative de réparation : revenir sur mon incapacité à réagir face à l’intolérable. Ce projet de film vient de là. En moi la détresse se mêle à la colère, j’en veux à ceux qui vont voir ces "putains", à l’indifférence, à la misère, à la bonne conscience. Alors le film ressemblera à cette rage, morcelé, tranchant comme les débris d’un rêve. Rithy Panh
France - 2006 - 1 h 30 mn - Betacam Digital • 16/9 - Couleur
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