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Turandot di PucciniTurandot de Puccini
L’histoire est connue : le soir de la création de « Turandot », en 1926, Toscanini pose sa baguette après l’avant-dernier tableau et annonce au public que c’était la dernière scène achevée par Puccini avant de mourir. Il désavouait ainsi la scène finale complétée par Franco Alfano. Depuis, on a pris l’habitude de jouer la version Alfano en se plaignant de sa platitude et du manque de crédibilité de cette fin en apothéose qui fait suite à tant de violences physique et psychologique. Trois quarts de siècle après, on a demandé à Luciano Berio, le plus grand compositeur italien vivant, de proposer « sa » version du dernier tableau. Le long interlude symphonique qui sépare désormais la mort de Liu du rapprochement entre Turandot et Calaf reflète mieux le cheminement psychologique complexe qu’un happy-end en forme de coup de théâtre. Créée en concert aux Îles Canaries au début de l’année, puis sur scène à Los Angeles en mai, cette nouvelle mouture a connu sa première européenne à Amsterdam, au printemps dernier. L’actuel directeur artistique du Festival de Bregenz, le metteur en scène anglais David Pountney, s’est soucié d’occuper tout l’espace et de créer un univers métallique de roues dentées et de robots articulés, dans un monde déshumanisé sortie des Temps modernes de Chaplin et du Métropolis de Fritz Lang.
Italie - 2002 - 25 mn - Betacam SP - Couleur
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